Société des Amis de la Bibliothèque Forney




LE NOUVEAU BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ
DES AMIS DE LA BIBLIOTHÈQUE FORNEY






  Par Alain-René Hardy, Responsable du Comité de Rédaction


M. Alain-René Hardy, Vice-Président de la SABF Pourtant prévisible et programmé, le départ à la retraite de Claudine Chevrel, conservatrice à la Bibliothèque Forney, sur qui reposait depuis de nombreuses années la rédaction et la confection de notre bulletin trimestriel, nous a néanmoins pris au dépourvu, dans une impardonnable impréparation.

Nous étions loin de réaliser que, privé de son activité vigilante, l’existence du bulletin risquait d’être compromise. Ce n’est qu’à la veille des vacances d’été que l’inquiétude commença à se manifester, et qu’au sein du Conseil, on eut à affronter ces questions pressantes : comment les prochains bulletins allaient-ils être faits ? Par qui ? Avec quel contenu ? Déchargés que nous étions depuis si longtemps de ce genre de soucis, –avantage qui ne manquait pas d’avoir pour contrepartie pernicieuse qu’il ne reflétait que très peu la vie de la Société des Amis-, l’urgence d’une réaction énergique nous suggéra d’affronter le problème collectivement et de mettre sur pied un comité de rédaction, émanation du Conseil.

Nos premières réunions furent plutôt consacrées de manière assez informelle à des discussions, puis à des suggestions relatives au contenu. Nos débats nécessitant à l’évidence un cadre plus rigoureux, notre président, Jean Maurin, a souhaité que j’assume la responsabilité d’encadrer le comité de manière à rendre plus efficace nos activités; les réunions se sont donc par la suite déroulées selon les procédures éprouvées des assemblées, avec ordre du jour préalable et compte rendu transcrivant les décisions prises, notamment les engagements rédactionnels de chacun. Chaque réunion du comité, à peu près mensuelle depuis la rentrée de septembre, a ainsi constitué une véritable étape, permettant de préciser de plus en plus la physionomie de la nouvelle formule.

C’est ainsi que fut décidé de consacrer plus le bulletin à nos activités associatives grâce à des chroniques régulières :

 

Il nous a paru indispensable aussi de continuer à être une tribune d’information au service de la Bibliothèque avec la lettre du conservateur, la présentation des activités telles que numérisations, mises en ligne, fonctionnalités nouvelles du catalogue informatisé, tout en pérennisant, fortement repensée dans sa formule pour lui donner plus d’impact, l’information concernant les acquisitions récentes de livres, revues, catalogues et supports multimédias ainsi que les publications anciennes et nouvelles. Mais nous ne pouvions mieux servir la Bibliothèque, à notre sens, qu’en utilisant notre bulletin pour faire connaître plus largement à nos lecteurs les richesses insoupçonnées de Forney; la Bibliothèque en effet, loin d’être seulement un stock de livres, est aussi, suite aux initiatives de ses anciens conservateurs, un véritable musée dont les collections riches et variées occupent souvent le deuxième ou troisième rang national : affiches, cartes postales, chromos, papiers peints, tissus imprimés, catalogues commerciaux, documents publicitaires, ephemera, etc. La rubrique Les trésors de Forney, qui sera récurrente, a pour objectif de faire connaître ces richesses patrimoniales.

L’un de nos propos à long terme étant d’ouvrir plus le bulletin à nos adhérents, les propositions de contributions de la part des membres du comité de rédaction ont évidemment été les bienvenues : de là, les nombreux comptes rendus d’expositions, de là aussi la présentation de petits musées provinciaux trop méconnus, et encore le billet C’était hier (aujourd’hui consacré au centenaire de notre association), destiné à remémorer et célébrer des évènements marquants de son histoire et de celle de la Bibliothèque Forney. Cette ouverture s’étend aussi, selon notre vœu, au personnel de la Bibliothèque dont nous recevons, à commencer par son conservateur en chef, Frédéric Casiot, une assistance et une aide précieuses.

Certaines rubriques seraient carrément impossibles sans leur concours, tandis que d’autres en sont grandement facilitées. C’est dans la perspective d’associer les bibliothécaires à nos activités qu’a été créé Le coup de cœur, pour leur offrir l’occasion d’analyser et de défendre un ouvrage récent qu’ils souhaitent mettre en valeur en raison de ses qualités.

Ayant ainsi reformulé le contenu du bulletin, le comité s’est trouvé confronté à un nouveau problème : était-il envisageable de rendre compte de nos visites d’atelier, de commenter des expositions prestigieuses ou de présenter des musées confidentiels, sans photos ? Allions-nous reproduire ces trésors de Forney, tissus et papiers peints, affiches, chromos et catalogues commerciaux, tous si hauts en couleurs, à l’aide de photos en noir et blanc ? Notre sentiment unanime nous incitait à franchir le pas de l’impression en quadrichromie, mais à quel coût? Cela évidemment faisait peur, car les ressources comptées de notre association doivent être prioritairement réservées à l’enrichissement des fonds de la Bibliothèque. Une autre difficulté en découlait: ce nouveau bulletin, à l’iconographie beaucoup plus abondante, qui d’entre nous se chargerait de sa délicate mise en page ? de sa finalisation technique ? Ces questions nous confrontaient à la nécessité incontournable de faire appel à un professionnel compétent, ce qui impliquait par conséquent des frais supplémentaires.

Tournant de notre initiative, et possibles pierres d’achoppement, ces inquiétudes financières finirent par s’aplanir comme par miracle. Après avoir sollicité de nombreux devis, j’ai finalement trouvé des tarifs d’impression en couleurs inférieurs même à ce qu’elle nous coûtait en noir et blanc; cela permettait donc de financer le travail d’un maquettiste sans grever à l’excès notre budget. Par chance, le devis le plus raisonnable nous a été soumis par un jeune artiste graphique très talentueux et déjà expérimenté, Maxime Guillosson, qui nous propose dans ce premier numéro une mise en page tonique et inventive.

Le Comité de rédaction et le Conseil espèrent donc que nos adhérents éprouveront un plaisir accru à recevoir ce trimestriel au look renouvelé séduisant, plus riche et plus varié en contenu, plus conforme aussi aux missions de notre association et qu’il leur donnera envie de participer, à la mesure de leurs moyens et de leur vécu, aux éditions prochaines de ce que nous aimerions qu’ils considèrent comme leur bulletin.